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19 février, 2009

Le Legs Bouthier de Rochefort

Classé dans : Vie communale,Vie intercommunale — mairiesemurenbrionnais @ 13 h 27 min

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Buste de Jean-Baptiste BOUTHIER DE ROCHEFORT (parc de l’EHPAD de Semur en Brionnais)

 

Monsieur Jean-Baptiste BOUTHIER DE ROCHEFORT, issu d’une ancienne famille originaire de Rochefort à Semur en Brionnais (la ferme actuelle de Rochefort), était au XIXème siècle député de la circonscription de Charolles et conseiller général du canton de Semur en Brionnais. Son épouse, née Marie Lavirotte, était originaire de Nolay (Côte d’Or). Ils habitaient à Semur, la maison dite de Rochefort, située près de la Mairie.

Monsieur de Rochefort mourut en 1891, laissant par testament, tous ses biens au département de Saône et Loire, avec la clause suivante: « En principe, quoi qu’il arrive, tous les revenus des propriétés léguées devront être employés à l’amélioration de l’agriculture dans le canton de Semur en Brionnais, et à secourir les habitants nécessiteux de ce même canton. » Une autre clause disait:  « J’exprime le désir que mes propriétés ne soient pas aliénées. »

Madame de Rochefort mourut en 1899, laissant également au département se Saône et Loire, des biens importants à Saint Maurice lès Châteauneuf et à Anglure. Ces biens, évalués à 131 000F furent vendus, et permirent de couvrir tous les frais de construction de l’asile de vieillards qui fut terminé en 1905.

Toutes les propriétés léguées par M. de Rochefort constituaient la Fondation Bouthier de Rochefort, gérée par le Département, suivant les propositions d’une commission cantonale, composée de deux délégués des conseils municipaux des 14 communes du canton, et présidée par le président du conseil général ou son délégué.

Cette commission gérait les biens de la fondation et répartissait les revenus entre l’agriculture du canton, une famille nombreuse et les vieillards du canton. Lorsque l’asile fut construit, il hébergeait gratuitement tous les vieillards nécessiteux du canton.

Après la construction de l’asile, les biens de la fondation furent gérés par l’économe de l’asile, assisté d’une commission exécutive qui entretenait dans les communes du canton du matériel agricole et des taureaux inscrits au herd-book charollais.

La fondation était riche alors de 247 hectares de terrains agricoles sur les communes de Briant, Sarry, Anzy le Duc, Semur en Brionnais, St Julien de Jonzy, Ste Foy et St Bonnet de Cray avec les fermes de Chessy, de Farges et de Rochefort, et de 60 hectares de bois.

En 1921, fut décidée la vente des fermes de Chessy et de Farges avec 196 hectares de terres et prés. Cette vente, effectuée aux enchères par Me Deshaires, notaire à Semur, produisit 1 135 000 F qui furent employés à acheter des titres de rente sur l’Etat. Ces titres existent encore et rapportent chaque année 490 F au budget de la fondation.

Après cette vente, le département restait propriétaire, outre l’Asile et la maison de Rochefort, au bourg de Semur, du domaine de Rochefort, avec ses bâtiments et 50 hectares de terrains, qui continuèrent à être gérés par l’économe de l’Asile assisté de la commission exécutive. Mais, à la suite des dévaluations successives, l’importance des revenus diminuera considérablement.

(A suivre)

NB: Les sommes sont en francs ( monnaie de l’époque). 1€= 6,56F

Une réponse à “Le Legs Bouthier de Rochefort”

  1. Oliver Claude dit :

    Bonjour. j’aimerai savoir qui à construit les deux maison identiques des Murgers de Saint Léger du Bois dont les terres sont découpées à l’identique. Sait-on depuis quand les Bouthier-Lavirotte détenaient ces terres et si ces maisons existaient ou ont été construites par eux.
    « Le dimanche 29 octobre à 14 heures, en la salle de l’auberge Jacquemard, à Saint Léger du Bois, Maître Billon notaire à Sully représentant le Conseil municipal et le Maire de Nolay, met en adjudication par enchères publiques « l’Orphelinat Bouthier de Rochefort », propriété de 123 hectares 75 ares 32 centiares, contenant « bâtiments, prés, pâtures, et terres constituant le domaine de Rigny ». La ville de Nolay étant légataire universelle de Madame Marie Lavirotte, décédée à Nolay en 1899, elle-même légataire universelle de Monsieur Jean-Baptiste Augustin Bouthier de Rochefort, Chevalier de la Légion d’Honneur, ancien député, conseiller de Saône-et-Loire, décédé également à Nolay en 1891. Le couple n’ayant pas d’enfants et constitué en « Société d’acquêts Bouthier de Rochefort-Lavirotte » détenait ce domaine au moyen de deux acquisitions, l’une en 1883, de Claude Emile Grillot et son épouse Marie Philiberte Antonie Montcharmont, de Dracy-Saint-Loup, l’autre, en 1890 d’Alexandre Thibault et son épouse Gabrielle Lebon, d’Autun. Cette vente pose plusieurs énigmes: – 1° – Quelles sont les origines des bâtiments dont on devine que la cour de la ferme a possédé un portail majestueux et quelle est l’origine du « manoir » de Rigny. Qui y résidait? – 2° – La grosse de vente aux chandelles porte la désignation « Orphelinat Bouthier de Rochefort ». Il est bien possible que Rigny n’aient été qu’un ensemble agricole source de revenu et d’aliments pour l’orphelinat situé lui-même à Nolay ou il serait devenu la maison de retraite de la ville – 3° – La grosse de vente comprend une intéressante description des droits de passage et servitudes et en particulier celles « concernant les jours de répartition des eaux destinées à irrigation des prés ». Il serait intéressant de connaître ces coutumes, qui peuvent étonner aujourd’hui. – 4° – On ne pouvait être qu’émerveillé par l’ingéniosité encore visible tout autour des bâtiments dans les années 60: Le « Reuillon », petit ru qui alimentait le Moulin de Noiron, fournissait le sable pour chaque Sandogarien qui avait l’autorisation d’en puiser dans les « communs » deux ou trois mètres cube par an, avait été détourné ici par une sorte de digue de bois, disposée en biais dans le pré, coupant l’éventuelle vivacité du courant, de sorte que le sable se déposait en une longue plage, source permanente de matériau couvrant certainement les besoins d’entretien d’un tel ensemble de bâtiments. – 5° – Dès lors on peut comprendre l’utilité de « l’étang » , assez profond et de forme rectangulaire, situé entre la propriété et la Drée. Il était alimenté par un « canal », détourné de la Drée ? et servait sûrement de vivier à poissons capturés en Drée ou en étangs, peut être servait-il « d’élevage », pour alimenter en poissons les nombreuses bouches de l’orphelinat. – 6° – Vu la quantité de matériel entreposé sous les hangars, il devait y avoir là une importante main d’œuvre. Tout donne à penser que si le créateur de cet ensemble était généreux il ne devait pas moins être rigoureux gestionnaire et surtout très ingénieux et réfléchi. »
    Merci pour d’éventuels renseignements

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