Mairie Semur-en-Brionnais Infos

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19 février, 2009

Le Legs Bouthier de Rochefort (suite)

Classé dans : Vie communale,Vie intercommunale — mairiesemurenbrionnais @ 23 h 21 min

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La maison où vécut M. Bouthier de Rochefort dans le centre du bourg de Semur en Brionnais.

La Maison de Retraite « Bouthier de Rochefort » (Aujourd’hui EHPAD et autrefois Asile)

 

Après la guerre de 1939-1945, l’Asile fut transformé en annexe du sanatorium de La Guiche, et les vieillards du canton furent hébergés à l’Asile de Bois-Sainte-Marie. Il fut rendu à sa destination première en 1960.

A la demande des maires du canton, le Conseil Général, dans sa séance du 18 décembre 1963, afin de revenir à une gestion conforme à la volonté de M. Bouthier de Rochefort, décida la création d’une commission de gestion, composée de 3 conseillers généraux(ceux de Marcigny, de la Clayette et de Chauffailles) et de trois maires désignés par leurs collègues du canton de Semur en Brionnais.

Cette commission est chargée d’administrer le legs, à l’exclusion de l’Asile, géré conformément aux règles des établissements publics de soins. Elle a reçu mission de répartir les produits du legs entre l’agriculture du canton et l’Asile, conformément aux dispositions financières actualisées du testament.

Depuis 1965, la commission de gestion administre donc la fondation, dont le budget est rattaché au budget départemental. Les revenus disponibles après paiement des dépenses nécessaires (impôts, assurances, réparations aux bâtiments) sont répartis de la façon suivante: 57% à l’Asile et 43% à l’agriculture du canton. Une prime est également attribuée à une ou plusieurs familles méritantes du canton.

Une association cantonale, dite « de Rochefort » a été constituée. Elle est composée du maire et de deux délégués de chaque commune du canton. Elle reçoit chaque année, les sommes attribuées par la commission de gestion. Elle les consacre à l’achat de matériel agricole collectif (tel que cultipackers, rigoleuses, fendeurs de bois…) qui est mis à disposition des agriculteurs du canton.

Le Legs Bouthier de Rochefort

Classé dans : Vie communale,Vie intercommunale — mairiesemurenbrionnais @ 13 h 27 min

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Buste de Jean-Baptiste BOUTHIER DE ROCHEFORT (parc de l’EHPAD de Semur en Brionnais)

 

Monsieur Jean-Baptiste BOUTHIER DE ROCHEFORT, issu d’une ancienne famille originaire de Rochefort à Semur en Brionnais (la ferme actuelle de Rochefort), était au XIXème siècle député de la circonscription de Charolles et conseiller général du canton de Semur en Brionnais. Son épouse, née Marie Lavirotte, était originaire de Nolay (Côte d’Or). Ils habitaient à Semur, la maison dite de Rochefort, située près de la Mairie.

Monsieur de Rochefort mourut en 1891, laissant par testament, tous ses biens au département de Saône et Loire, avec la clause suivante: « En principe, quoi qu’il arrive, tous les revenus des propriétés léguées devront être employés à l’amélioration de l’agriculture dans le canton de Semur en Brionnais, et à secourir les habitants nécessiteux de ce même canton. » Une autre clause disait:  « J’exprime le désir que mes propriétés ne soient pas aliénées. »

Madame de Rochefort mourut en 1899, laissant également au département se Saône et Loire, des biens importants à Saint Maurice lès Châteauneuf et à Anglure. Ces biens, évalués à 131 000F furent vendus, et permirent de couvrir tous les frais de construction de l’asile de vieillards qui fut terminé en 1905.

Toutes les propriétés léguées par M. de Rochefort constituaient la Fondation Bouthier de Rochefort, gérée par le Département, suivant les propositions d’une commission cantonale, composée de deux délégués des conseils municipaux des 14 communes du canton, et présidée par le président du conseil général ou son délégué.

Cette commission gérait les biens de la fondation et répartissait les revenus entre l’agriculture du canton, une famille nombreuse et les vieillards du canton. Lorsque l’asile fut construit, il hébergeait gratuitement tous les vieillards nécessiteux du canton.

Après la construction de l’asile, les biens de la fondation furent gérés par l’économe de l’asile, assisté d’une commission exécutive qui entretenait dans les communes du canton du matériel agricole et des taureaux inscrits au herd-book charollais.

La fondation était riche alors de 247 hectares de terrains agricoles sur les communes de Briant, Sarry, Anzy le Duc, Semur en Brionnais, St Julien de Jonzy, Ste Foy et St Bonnet de Cray avec les fermes de Chessy, de Farges et de Rochefort, et de 60 hectares de bois.

En 1921, fut décidée la vente des fermes de Chessy et de Farges avec 196 hectares de terres et prés. Cette vente, effectuée aux enchères par Me Deshaires, notaire à Semur, produisit 1 135 000 F qui furent employés à acheter des titres de rente sur l’Etat. Ces titres existent encore et rapportent chaque année 490 F au budget de la fondation.

Après cette vente, le département restait propriétaire, outre l’Asile et la maison de Rochefort, au bourg de Semur, du domaine de Rochefort, avec ses bâtiments et 50 hectares de terrains, qui continuèrent à être gérés par l’économe de l’Asile assisté de la commission exécutive. Mais, à la suite des dévaluations successives, l’importance des revenus diminuera considérablement.

(A suivre)

NB: Les sommes sont en francs ( monnaie de l’époque). 1€= 6,56F

9 février, 2009

Etude pour la création d’un gîte de groupe à Semur en Brionnais (suite et fin)

Classé dans : Vie communale,Vie intercommunale — mairiesemurenbrionnais @ 10 h 09 min

 

V La concurrence.

1)Étude de la concurrence:

Sur les gîtes de groupe situés en milieu rural la concurrence est faible à cause de l’étroite rentabilité du créneau et aussi par le fait que beaucoup d’hôtels de campagne ont disparu. Les autres moyens d’hébergement (chambres d’hôtes) n’ont pas la taille suffisante pour prétendre avoir une baisse du chiffre d’affaire à cause de la construction d’un gîte.

2)Concurrence ou complémentarité:

Augmenter l’offre réceptive sur cette micro région peut s’avérer à terme un choix judicieux à condition de ne pas attendre un retour sur investissement. Une complémentarité de l’offre est tout à fait envisageable en cas de mariage ou réunions familiales importantes ou de grosses manifestations.

3)La création du gîte peut-elle générer une concurrence vis à vis des structures existantes du canton?

Hormis les hôtels, le gîte de groupe ne générera pas de concurrence sur les structures existantes. Toutefois un gîte de groupe peut parfois générer des gênes (bruit du aux occupants) ce qui peut être une source de problèmes de voisinage.

4)L’apport de cet établissement sur les cantons voisins:

L’apport d’un gîte de groupe rejaillira sur les communes possédant une moyenne ou une grande surface et les communes avec des lieux d’attractions touristiques.

VI La promotion et la commercialisation du gîte.

1)Les différents moyens pour commercialiser un gîte:

-La commercialisation directe (la plus répandue): le gestionnaire passe lui même ses annonces, gère ses plannings et ses clients.

-La commercialisation via une centrale de réservation en ligne ou dématérialisée (prix de la prestation entre 12 et 19% TTC). Attention: la commercialisation sous forme de package (nuit + prestations) est soumis à un agrément de la préfecture.

La commercialisation par un Tour Opérateur (marge prise entre 20 et 30%).

2)Qui peut commercialiser?

Commercialisation simple ou via un tiers dûment habilité.

3)L’intérêt des partenaires:

Des prestataires comme l’office de tourisme ou la centrale de réservation du label choisi (par exemple Gîte de France) ont un agrément à commercialiser et ils peuvent le faire à moindre coût.

4)Politique d’offre ou politique de demande?

Depuis quelques temps la demande du client a changé, chacun veut son propre séjour et la recherche de la clientèle coûte de plus en plus cher malgré la gratuité d’Internet.(brochures, commissions, manifestations…)

VII Études financières et de rentabilité.

1)Étude financière:

Le Brionnais est la zone la moins facile à commercialiser et on peut raisonnablement estimer que le taux d’occupation sera compris entre 17 et 22%. Pour amortir son investissement le porteur du projet devra attendre très longtemps avec dans certains cas un non retour sur investissement.

Plus qu’une simple étude de rentabilité, il y a un vrai choix d’aménagement du territoire à prendre en compte.

2)Les différentes formes d’exploitation du gîte, avantages et inconvénients:

-Gestion totale directe: C’est généralement le mode de gestion adopté par les collectivités. L’organisation doit être bien adaptée au fonctionnement:

pour les appels(souvent le soir ou le WE)

pour la réception des clients

prise en charge de la promotion

gestion du planning

maintenance du gîte

gestion des réclamations et des impayés

-Gestion partielle directe(via une centrale de réservation par exemple)

La gestion des appels, des réclamations est prise en charge ainsi que les impayés et la promotion.

Mais perte de la maîtrise du produit, de la clientèle et versement d’une commission.

-Affermage ou gérance:

Cette solution est parfois adaptée mais vu la rentabilité d’un tel hébergement il paraît difficile de mettre cela en gérance.

Avantages:la gestion des appels, des réclamations, de la réception, de la maintenance et de la promotion est prise en charge.

Inconvénients: plus aucune maîtrise du produit ni de la clientèle.

C’est pourtant ce genre de gestion qui a été adopté pour le gîte collectif d’Igé que nous avons visité. Nous avons rencontré le gérant qui est très satisfait (il propose des activités de découverte de la région à ses clients). Le gîte n’a rien d’extraordinaire, il est situé en plein bourg , il n’a pas de terrain autour. Son taux de remplissage est important. Il n’est pas toujours proposé à des groupes homogènes. Il arrive très souvent que des groupes cohabitent en bonne harmonie, partageant sans problème les espaces communs.

5 février, 2009

Etude pour la création d’un gîte de groupe à Semur en Brionnais (suite)

Classé dans : Vie communale,Vie intercommunale — mairiesemurenbrionnais @ 14 h 08 min

Nous continuons la publication de l’étude faite par la Chambre d’Agriculture sur l’opportunité de la création d’un gîte de groupe sur notre commune et plus généralement sur l’activité touristique sur le canton.

 

III) Étude de la clientèle potentielle.

  1. Clientèle traditionnelle du département et des micro régions :

La clientèle du département est composée à 73% de Français et à 27% d’étrangers.

Français : Franciliens, Bourguignons, Rhône Alpins, Nordistes.

Étrangers : Hollandais, Allemands, Belges, Anglais.

La durée moyenne du séjour est de 1,35 jour. La majorité des séjours (80%) se fait dans la famille ou dans les résidences secondaires.

NB : Cette durée moyenne est faussée du fait que de nombreux touristes font étape une seule nuit dans notre département sur la route du Sud.

  1. Segmentation de la clientèle :

Nous assistons à un vieillissement de la clientèle (exemple : la tranche 45-65 ans représente aujourd’hui 70% de la clientèle contre 58% il y a 10 ans.

Faiblesse : vieillissement de la clientèle, baisse de certaines clientèles étrangères, cadres et professions libérales en baisse.

Forces : fort bassin de clientèles à proximité, segments de clientèles homogènes et identifiables, possibilité d’actions marketing ciblées.

  1. Approche des moyens de recherche des clients :

Pour un gîte de séjour :

-Taille du gîte pour 74% des cas.

-Région : pour 67% des cas. Les clients font leur choix par rapport à un lieu central pour des retrouvailles.

-Prix : pour 59% des cas.

Moyens de connaissances de l’hébergement par les clients :

Internet est le premier moyen de connaissance loin devant les brochures.

Faiblesse : il existe une multitude d’offres répondant aux attentes des clients.

  1. Approche « sociale » d’un gîte de groupe :

Les grands gîtes servent maintenant à des retrouvailles familiales ou entre amis. L’été, ils servent à un tourisme dit social plutôt sollicité par les Centres Communaux d’Action Sociale ou des associations désirant faire partir en vacances des enfants ne pouvant pas forcément partir (pour cause de revenu, handicap…)

IV) Les partenariats possibles.

  1. Les partenaires institutionnels :

-Les mairies sont des relais d’information incontournables.

-L’Office de Tourisme bien évidemment.

-Les Comités départemental et régional du tourisme sont des outils indispensables de promotion.

2) Les partenaires privés :

-Les réseaux de labels (Gîtes de France, Fleur de Soleil…) grâce à leur notoriété sont des partenaires rassurants et efficaces.

-Les restaurateurs locaux qui peuvent trouver une clientèle intéressante.

-Les hôtels qui organisent des fêtes de famille ou des mariages mais ne peuvent coucher tout le monde.

- Toutes les associations s’occupant d’enfants ou d’adultes et qui leur proposent des vacances.

(A Suivre)

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