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24 février, 2021

Legs Bouthier de Rochefort : suite et fin du document

Classé dans : Semur autrefois — mairiesemurenbrionnais @ 6 h 30 min

Voilà voilà la suite du document…

Il est ici question des bénéficiaires des produits du legs, habitants du Canton de Semur-en-Brionnais, mais également de la construction de ce qui est aujourd’hui notre EHPAD, qui a démarré comme asile de vieillards, inauguré le 15 octobre 1905, destiné à accueillir « les vieillards nécessiteux habitant depuis au moins dix ans le Canton de Semur-en-Brionnais... », une obligation particulière qui perdure…

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24 novembre, 2020

Décès de M. Marc Courot

Classé dans : Non classé — mairiesemurenbrionnais @ 0 h 29 min

Marc COUROT est décédé le 21 novembre dernier, à SEMUR, entouré de ses enfants et petits enfants.

Il habitait depuis 70 ans à SEMUR d’abord au bourg puis au hameau les Pions.

Père de 8 enfants, 16 petits enfants et 14 arrière-petits-enfants, il a eu une vie difficile dans sa jeunesse. En 1950 il se marie avec Louise ENTAT et ils s’installent à SEMUR EN BRIONNAIS où ils travaillent tous les deux à ce qu’on nommait à l’époque <<l’asile>>. Jardinier dans cet établissement il y fera toute sa carrière. Passionné des légumes mais également des fleurs et des agrumes.

Les voyages dans des contrées plus chaudes lui ont donné cette passion pour les plantes exotiques et les agrumes dont beaucoup ont admiré leurs implantations à SEMUR sous sa véranda.

Ses enfants

Courot Marc

 

M. Marc Courot était bien connu de tous les Semurois, comme son épouse Louise, partie voilà 20 ans déjà. Nous avons été très nombreux à apprécier sa gentillesse, sa disponibilité aux autres et sa passion pour les plantes. Ces derniers mois, il avait rejoint l’EHPAD Bouthier de Rochefort où il avait passé sa vie professionnelle.  Marc était le père de Catherine Berthier, conseillère municipale nouvellement élue et de Michel Courot, employé municipal en charge avec ses collègues notamment des bâtiments, de la voirie et des espaces verts.   

Tout le conseil municipal se joint à moi pour présenter nos sincères condoléances à Catherine, Michel, leurs frères et sœurs, leurs enfants et toutes leurs familles.

François Antarieu

Les obsèques auront lieu ce vendredi 27 novembre.

 

 

 

22 janvier, 2016

Legs Bouthier de Rochefort: Simplification du mode de gestion (suite)

Classé dans : Vie intercommunale — mairiesemurenbrionnais @ 7 h 00 min

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La maison Bouthier de Rochefort dans le centre du village dont un logement est loué et assure la grande partie des recettes du legs aujourd’hui.

La loi attribue au légataire un droit d’aliénation, sous réserve d’affecter le produit des cessions à l’objet du legs. En l’occurrence, trois cessions majeures sont intervenues.

-En 1921, les 4/5ème du legs ont été vendus et convertis en titres auprès du Crédit Agricole. Ces titres ont été revendus en 1982.

-En 2009, le Département cède la ferme , ses terrains d’exploitation , le cheptel et le matériel à un couple d’agriculteurs.

- En 2011, le Département a procédé à le vente d’une dizaine d’hectares en faveur de l’EHPAD Bouthier de Rochefort, de la commune de Semur-en-Brionnais et de l’OPAC Saône-et-Loire.

Simultanément, les revenus tirés du patrimoine ont diminué. D’un montant modeste, ils proviennent d’abord de la location d’un logement et de terrains exploitables, de coupes de bois dont la fréquence n’est pas annuelle et, accessoirement , de la redevance acquittée par les sociétés de chasse locales. Ces recettes se sont par exemple élevées à 5 745,77€ en 2014.

Toutefois, la gestion du legs induit certaines dépenses inéluctables (taxes foncières et assurances relatives aux logements et terrains, frais d’entretien des bois) dont le montant s’est élevé à 2 669,94€ en 2014.

Des recettes sont prévues en 2015 à hauteur de 3 984 €. la vente potentielle d’une partie des terrains ou des logements sur la commune de Semur-en-Brionnais aurait pour conséquence de réduire encore plus ces produits annuels.

Par ailleurs, au-delà des sommes dont elle détermine l’emploi, la Commission du legs a perdu l’essentiel de sa justification puisque seule subsiste désormais de son activité définie en 1963, la répartition des produits du legs: la ferme et son exploitation ne relèvent plus du département et l’Asile est devenu un EHPAD autonome.

Cependant, un avis local sur la gestion du legs apparait nécessaire quant à la destination des biens, notamment en cas de vente ou pour orienter la gestion des bois du legs.

Il est ainsi proposé de substituer aux deux organes de gestion du legs une seule et unique commission consultative, composée d’un représentant par commune désigné par le conseil municipal des 14 communes de l’ancien canton de Semur-en-Brionnais.

Les revenus du legs ne permettront prochainement que de couvrir les dépenses obligatoires relatives au patrimoine légué ou de dégager dans le meilleur des cas, un surplus minime. Le cas échéant, le bénéfice de cette somme résiduelle pourrait être attribué  à l’EHPAD selon circuit simplifié, par l’intermédiaire d’une subvention départementale.

De surcroit, l’intervention de la Commission de gestion implique aussi des frais internes pour le Département (temps gent, correspondance, procédure de mise en paiement auprès de tiers) et d’autres frais annexes relatifs au secrétariat de la Commission.

A l’évidence, le coût global  de ce dispositif actuel semble aujourd’hui disproportionné non seulement par rapport aux exigences d’une administration moderne mais aussi par rapport au produit net à répartir. Il se révèle en outre inutile dans la mesure où des conditions alternatives de gestion existent pour le legs.

D’après le rapport de la direction des finances et de l’évaluation des gestions du Département de Saône-et-Loire.

21 janvier, 2016

Legs Bouthier de Rochefort: le Département décide de simplifier les modalités de gestion

Classé dans : Vie communale — mairiesemurenbrionnais @ 7 h 00 min

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Le buste de  Jean-Baptiste Augustin Bouthier de Rochefort dans le parc de l’EHPAD

Historique du Legs Bouthier de Rochefort:

Le testament de Jean-Baptiste Augustin Bouthier de Rochefort, daté du 2 mai 1889, et entré en vigueur à son décès le 13 juin 1891, précise l’emploi des propriétés léguées au Département: tous leurs revenus doivent être employés d’une manière exclusive à l’amélioration de l’agriculture dans le canton de Semur-en-Brionnais et « à secourir les habitants nécessiteux » de ce même canton.

Il comporte notamment la destination annuelle de ces produits en francs de l’époque:

- 15 000 francs maximum pour la gestion d’un syndicat agricole à créer mettant en valeur les races de chevaux et de bovins ou, à défaut, pour l’amélioration de l’agriculture.

- 1 000 flancs à un père de famille nécessiteux et ayant la famille la plus nombreuse.

- Le surplus sous forme de secours aux orphelins et vieillards du canton, puis à l’asile et à l’orphelinat laïcs à fonder à Semur-en-Brionnais par le Département.

Une Commission de gestion du legs a été créée par délibération du Conseil Général le 18 décembre 1963. Composée de 3 Conseillers généraux et de 3 Maires du canton de Semur-en-Brionnais, elle a pour objet:

- l’administration du legs et notamment l’étude des formules de gestion de la ferme.

- la répartition des produits du legs (ferme, coupes de bois, location, etc…).

- l’apurement de la situation comptable résultant de la gestion confondue du l’asile Bouthier et du legs.

Par délibération du 11 décembre 1965, une commission consultative composée de deux délégués de chaque commune du canton désignés par les conseillers municipaux a également été adjointe à la gestion du legs. La réparttition du legs s’est établie comme suit:

- 20% pour les frais de gestion.

- 35% pour l’agriculture et les familles nombreuses.

45% aux vieillards du canton.

Depuis lors, il revient chaque année au Département d’informer la Commission de gestion du legs des produits attendus et de lui demander l’emploi des sommes, en tenant compte des obligations légales, des dispositions testamentaires et des modalités de répartition.

Compte-tenu des produits constatés, la répartition s’est effectuée lors des derniers exercices sur la base totale de 6 000€ annuels, entre:

- l’EHPAD Bouthier de Rochefort à Semur-en-Brionnais.

- l’association cantonale de Rochefort.

- une famille du canton.

A suivre: Un nouveau mode de gestion proposé par le Département.

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25 août, 2015

Les maisons disparues

Classé dans : Semur autrefois — mairiesemurenbrionnais @ 6 h 00 min

Suite aux articles sur « des cartes postales qui interrogent » voici le témoignage de Mme LIVET-PRIN.

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« Le bâtiment cadastré 296 a été acheté par mon grand père en 1922. Bâtiment à usage de remise, d’écurie et de fenil, c’était une dépendance de la maison d’habitation occupée par le directeur de l’asile.

Provenant du legs BOUTHIER DE ROCHEFORT, il a été vendu par le département.

Mon grand père est décédé en 1949. La commune de SEMUR a acheté ce bâtiment après 1950. »

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Voilà à droite de la carte postale, le bâtiment dont il s’agit. Il touchait l’actuel Grenier à Sel. Sa présence à côté du magnifique hôtel de ville n’était pas très heureuse. Sa démolition a beaucoup embelli le lieu.

28 mai, 2015

En attendant l’inauguration officielle

Classé dans : Vie communale — mairiesemurenbrionnais @ 6 h 00 min

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Les travaux de rénovation et d’extension de l’EHPAD Bouthier de Rochefort sont terminés. Le déménagement des locaux administratifs est achevé. Il ne reste plus qu’à inaugurer le nouvel établissement, ce qui devrait se faire en septembre.

En attendant voilà un petit historique de ce lieu:

Par testament du 2 mai 1889, Monsieur Bouthier de Rochefort, dans sa donation au département, a prévu un asile et un orphelinat laïc.

La création de l’asile émanant de la fondation a été autorisé par décret du 23 mai 1923 de Monsieur le Président de la République.

- L’asile est transformé en post cure le 1er juin 1947 et par délibération du 9 décembre 1958, il est redevenu asile le 1er janvier 1960.

- Il est classé hospice public par arrêté ministériel du 25 septembre 1962.

- Il devient établissement classé 5ème classe avec une capacité de 53 lits par délibération du 5 octobre 1967.

- Il obtient une augmentation de 17 lits par délibération du 17 novembre 1969 et passe à 70 lits.

- En 1978, il passe à 80 lits.

- A compter du 1er janvier 1980, il bénéficie de la création d’une section de cure médicale de 20 lits.

- Le 1er juin 1981, le nombre de lits de cure médicale passe à 48.

- L’établissement est transformé en Maison de Retraite Publique le 2 mai 1983.

- La structure devient EHPAD en décembre 2004.

- Deux lits d’hébergement temporaire Alzheimer sont créés en octobre 2005.

- Création de deux unités permettant d’accueillir 24 résidents atteints de la maladie d’Alzheimer ou apparentés en 2014.

- Augmentation de 3 lits en 2015.

18 septembre, 2014

Bouthier de Rochefort rajeunit !

Classé dans : Point sur les travaux — mairiesemurenbrionnais @ 6 h 02 min

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Après l’épisode recherche d’amiante qui a retardé la marche des travaux,  le bâtiment historique subit en ce moment une cure de rajeunissement  qui va lui donner 100 ans de moins. Les grandes parois vitrées du sous-sol et du rez de chaussée ont disparu, les cloisons intérieures ont été abattues et la toiture se fait un brushing. Pour toute l’aile gauche du bâtiment et le premier étage de facade, les menuiseries extérieures en alu ont été remplacées par des fenêtres  bois. Malgré les gravats, étais, tuiles et autres matériels on devine aisément qu’il aura belle allure l’asile voulu par Jean-Baptiste Bouthier de Rochefort!

25 mars, 2014

Les 100 ans de Denise BORDAT

Classé dans : Vie communale — mairiesemurenbrionnais @ 7 h 01 min

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Denise Langlois est née à St Julien de Jonzy le 22 mars 1914. Son père était boucher ambulant: à cette époque, le cochon était l’animal roi de la ferme, c’était une source de nourriture importante. M. Langlois était très sollicité.

En 1932, Denise épouse Marcel Bordat qui travaille à la poterie de Marcigny et s’installe donc à Semur en Brionnais dans la longère rue du cimetière. De l’union sont nés cinq enfants: trois filles et deux garçons. La famille s’est beaucoup agrandie depuis avec les naissances des petits enfants, arrière-petits-enfants et arrière-arrière-petits-enfants. Denise a travaillé à l’Asile ( aujourd’hui EHPAD Bouthier de Rochefort) surtout à la cuisine.

Il y a une dizaine d’années, elle a quitté la longère peu confortable pour venir s’installer dans la Grand’Rue. Elle fait preuve d’une grande autonomie, s’occupant de son ménage et de la préparation de ses repas. Elle est toujours très élégante et va régulièrement chez le coiffeur. Entourée de sa famille et de ses nombreuses amies, elle profite pleinement de la vie d’autant plus qu’elle a une forme exceptionnelle.

Passionnée de jeux de cartes, elle fréquente de façon assidue les séances du jeudi après-midi du club intergénérations. C’est la marraine du club depuis sa création. Aussi, lors de la soirée festive elle a tenu à inviter les membres du club. Et ils furent nombreux à être venus pour lui chanter « On n’a pas tous les jours 100 ans »

« Depuis ma retraite, j’ai passé de bons moments. J’en ai vraiment profité ! J’ai beaucoup voyagé avec des amis, des associations : Baléares, Andalousie ! Autrement, je cultivais dans mon jardin, les glaïeuls, roses et œillets. Je regarde « Plus belle la vie ». Je lis surtout des polards »

La fête s’est terminée vers trois heures et Denise, alerte, rieuse, était toujours là !

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30 décembre, 2013

Travaux de rénovation et de modernisation de l’EHPAD : dernière ligne droite.

Classé dans : Non classé — mairiesemurenbrionnais @ 7 h 00 min

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C’est ici que se fera l’accueil.

L’EHPAD Bouthier-de-Rochefort, construit en 1905, s’apprête à trouver une nouvelle jeunesse. Les derniers travaux datent des années 70 dans cet ancien asile devenu maison de retraite.

La deuxième tranche des travaux de rénovation de l’Ehpad Bouthier-de-Rochefort touche à sa fin. En janvier dernier, 56 résidents ont pu profiter de la première tranche des travaux du nouvel établissement et ont déménagé dans des bâtiments neufs, fonctionnels, avec de belles chambres individuelles.

26 résidents vivent encore dans le vieux bâtiment. Ils déménageront en janvier 2014 dans un bâtiment ayant remplacé l’ancienne aile datant des années 70. Suite à l’appel d’offres initial, c’est, encore une fois, Clément Lepage, du cabinet Arcature, qui a conçu cette nouvelle aile – deuxième tranche des travaux — qui accueillera des chambres, et une autre salle à manger pour 30 personnes (une salle à manger est déjà en service dans le bâtiment neuf achevé en ce début d’année). Il y aura également des salons, dont un pour les familles, ainsi qu’une salle d’animation pour tout l’établissement.

Troisième tranche fin janvier

Pour la troisième tranche de travaux qui doit démarrer fin janvier, le bâtiment d’origine, en pierre, datant de M. Bouthier de Rochefort et de son fameux legs, sera modifié. Toute la partie frontale rajoutée vers 1970 sera détruite et la façade retrouvera son faste premier. Un vaste parvis, avec un escalier central et une rampe d’accès pour les personnes à mobilité réduite, joindra le bâtiment presque terminé et le bâtiment primitif.

Il accueillera toute la partie administrative, un salon de coiffure et un salon d’esthétique. La partie supérieure sera réservée au personnel. Quant à la cuisine centrale, en pleine charge depuis 2013, elle continuera à desservir les Ehpad de Marcigny et de Semur, l’hôpital et la résidence pour personnes âgées de Marcigny, le RPI de Saint-Christophe ainsi que le portage à domicile de Marcigny.

Au total, le projet s’élève à 12 millions d’euros, pour une surface de 6 000 m². L’espace a triplé de volume.

Fabienne Croze (JSL)

24 juillet, 2012

Jean-Baptiste Commerçon a été directeur de l’Annexe de l’Asile Départemental

Classé dans : Vie communale — mairiesemurenbrionnais @ 6 h 34 min

Le docteur Olivier OUDET a tenu 2 conférences sur l’annexe de l’Asile Départemental. Voici le courrier qu’il m’a transmis dernièrement:

« Suite à la conférence d’avril 2012, du centenaire de l’annexe de l’asile départemental à Semur en Brionnais, monsieur Jean Berthelier m’a transmis cet article faisant l’éloge de monsieur Jean-Baptiste Commerçon qui fut le directeur de l’annexe de 1916 à 1934.

Monsieur Berthelier est l’ami de Guy Commerçon qui vit à Royan et qui a eu la gentillesse de photocopier pour nous cet article en hommage à son grand père.

Cet article est tirée d’une revue dont j’ignore le nom et la date. Il porte cette mention en exergue : « horticulteur reconnu, botaniste …., élu municipal dévoué, administrateur doué, travailleur acharné »

De la Saône et Loire au début du siècle : Jean Baptiste Commerçon

Jean-Baptiste Commerçon a été directeur de l'Annexe de l'Asile Départemental dans Vie communale 23-07-2012-133704_1

La photographie date de 1934 montre Mr et Mme Commerçon et leur chien Fanon.

Jean Baptiste Commerçon naît à Igé en Mâconnais le 3 octobre 1871, de Pierre Commerçon et de Marie Mernaud. Après avoir fréquenté l’école du village, très jeune, il part à Lyon, au Parc de la Tête d’Or pour faire « sur le tas » son apprentissage de jardinier. Il en ramène une grande connaissance des végétaux cultivés pour la consommation (légules et fruits) et l’ornementation (fleurs) et aussi un violon d’Ingres, la Botanique, et encore… un métier puisqu’en 1893, il est jardinier chef de l’Asile départemental de Mâcon, poste laissé vacant par le décès de monsieur Chardigny.

Cette même année, il devient membre de la société d’horticulture de Mâcon, en remplacement de son prédécesseur et se révèle aussitôt un animateur dynamique. Après trois années à peine de présence, il en est élu secrétaire adjoint et, autre preuve d’une personnalité affirmée, se voit confier la responsabilité de membre du jury de concours horticoles, d’abord sur le plan local puis dans les villes voisines (Châlon, Beaune, Villefranche, Bourg, etc.)

En 1902, il accepte aussi la gérance du Bulletin dans lequel nous trouvons de nombreux articles de sa plume.
Dès 1905, à la société d’Histoire Naturelle de Mâcon, il est choisi comme«  membre honoraire », nous dirions aujourd’hui plus volontiers membre associé (par rapport à membre titulaire). Deux de ses observations botaniques en région macônnaise seront publiées (1905 et 1907) avec dessins de G. Lafay, dans le bulletin de cette association.

De plus en 1912, il s’engage dans la vie politique et siège au conseil municipal de Mâcon (dont il est souvent secrétaire de séance) alors que MM. Vaugy (1912-1919) puis Lavau (1919-1925) sont maires. Ce dernier, son grand ami, avocat puis juge, député en 1919, était entré au conseil municipal en 1908 et l’avait sans doute attiré en politique.

Jean-Baptiste Commerçon reste au conseil municipal jusqu’en 1925 (date à laquelle il ne se présente pas) et au secrétariat de la société d’horticulture avec la responsabilité du Bulletin jusqu’en 1920, bien qu’il ait quitté Mâcon en 1916, nommé directeur de l’annexe de l’Asile départemental à Semur en Brionnais. Cette nomination témoigne de ses qualités extraprofessionnelles et de ses qualités humaines. Il donne alors toute sa mesure en gérant un établissement dont l’effectif atteint quelque deux cents personnes, vrai village autonome avec boulanger, sabotier, menuisier, atelier de racomodage, laverie etc.

Lorsqu’on réalise les difficultés (et la durée !) d’un voyage Semur-Mâcon à cette époque (voiture à cheval jusqu’à Marcigny puis trains successifs Mâcon-Paray, Paray-Cluny, Cluny-Mâcon), on admire la tenacité et la fidélité de cet homme à l’œuvre commencée. Il est de plus un dévoué président cantonal des Pupilles de la Nation et gère pendant quelques temps la maison de vieillards Bouthier de Rochefort à Semur lorsqu’elle est privée de directeur.

Et pourtant, cet homme a du tirer de lui-même un courage énorme pour surmonter de dures épreuves familiales : à Lyon, sa jeune femme est morte en couches, le laissant avec un fils; puis deux
des quatre enfants d’un second mariage sont décédés à Mâcon, dans la fleur de l’âge.

Malgré ses multiples tâches familiales, professionnelles, municipales et associatives, il trouve le temps d’être correspondant de l’Office météorologique de Lyon, d’accuillir des  sociétés scientifiques (telle la société Linéenne de Roanne), de mettre en herbier plus d’un millier de plantes (en procédant à des échanges, notamment avec l’Association pyrénéenne), de participer à l’élaboration du catalogue des plantes de Saône et Loire de E. château et F. Chassignol, en repérant les « plantes rares » dont il a publié également une liste dans … un Guide horaire des chemins de fer – 1907.

Car il écrit des articles nombreux (surtout dans le Bulletin de la société d’Horticulture de Mâcon), articles techniques (taille des arbres fruitiers, culture de la tomate, de certaines variétés de chou, etc. moyens de protéger les plantations contre limaces, mulots, etc.) et compte-rendus d’expositions ou de visites de jardins.
Ses articles sur la culture des plantes ornementales (Chrysanthèmes, Dahlias, Orchidés, Cyclamen, rococo etc.) témoignent d’un intérêt évident pour les fleurs et d’une volonté de faire partager sa curiosité ou sa réprobation (en 1913, ferme critique d’un projet d’impôt sur les forceries*.

Quand on saura enfin qu’il est capable de jouer agréablement de la clarinette et de se servir de ce talent pour entraîner la retraite au flambeau, improvisée au soir du 11 novembre 1918, on comprendra toute la vitalité et le dynamisme de ce personnage hors du commun.

Ses participations à de nombreuses expositions horticoles lui valent de nombreuses médailles (dont une à l’exposition universelle de 1900 à Paris). Son dévouement est officiellement récompensé par deux décorations : il est fait officier du métier agricole (en 1921) et Chevalier du mérite social.

Après avoir œuvré d’un bout à l’autre du département (de la Saône et Loire), cet homme bon, qui ne laissait partir aucun visiteur de son jardin sans un encouragement, un sourire et une brassée de fleurs, meurt  le 14 août 1934 à Semur en Brionnais. Il repose à Igé, son village.

Documents consultés :

archives familiales

archives de la Société d’Horticulture de Mâcon

Fond Protat : archives de la ville de Mâcon

archives de la société d’Histoire Naturelle de Mâcon, actuellement S.E.MI.NA

Archives municipales, mairie de Mâcon

  • S.E.MI.NA : Société d’Etude du Milieu Naturel
  • Forcerie : établissement où l’on pratique le forçage des plantes, les obligeant à fleurir avant la date normale

 

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